C’est un nouveau planning prévisionnel de délestages qu’EDF Archipel Guadeloupe a publié mardi 30 juin. Depuis le 1er juillet et jusqu’au 31, des coupures d’électricité tournantes, d’une durée maximale de quatre heures, pourraient toucher l’ensemble des quartiers de Saint-Martin, foyers comme entreprises. Une annonce similaire avait déjà été faite pour le mois de juin, pour les mêmes raisons.
« Depuis septembre 2024, le territoire fait face à une situation énergétique fragile, en raison de l’indisponibilité partielle de certaines installations de production, conjuguée à une croissance continue de la consommation d’électricité. Malgré la mobilisation exceptionnelle de groupes électrogènes de secours, le système électrique reste fortement contraint », explique EDF dans son communiqué. Le planning détaillé, disponible sur le site du distributeur, prévoit un décalage possible des horaires « de quelques minutes » et jusqu’à trente minutes en cas de difficulté technique.
Pour limiter la fréquence et l’ampleur de ces coupures, qui pèsent directement sur l’activité économique de l’île — commerces, restaurants, hôtellerie et petites entreprises devant composer avec des interruptions imprévisibles — EDF appelle à une sobriété énergétique immédiate : climatisation réglée à 24°C minimum, report de l’usage des appareils énergivores hors des heures de pointe (18h-22h), et débranchement des équipements en veille.
Source : Le Pélican, « Pour préserver le réseau, EDF annonce de potentiels délestages du 1er au 31 juillet à Saint-Martin », Paul Charoy, 1er juillet 2026.

La récurrence de ce type d’annonce (juin puis juillet) interroge sur le caractère structurel plutôt que conjoncturel de la fragilité du réseau électrique de l’île.
Les entreprises, notamment dans l’hôtellerie-restauration, devraient idéalement pouvoir anticiper ces coupures avec un peu plus de visibilité que le planning mensuel actuel, pour limiter les pertes d’exploitation.
La marge d’incertitude sur les horaires (jusqu’à 30 minutes) complique la planification pour les petites structures qui ne disposent pas de groupes électrogènes de secours.
Ce type de contrainte énergétique récurrente pourrait, à terme, peser sur l’attractivité du territoire pour de nouveaux investisseurs économiques.