Insertion professionnelle : huit jeunes Saint-Martinois en immersion au Québec

Huit jeunes adultes de Saint-Martin, tous licenciés au club Sandy Ground Superstars Boxing Association, sont partis début juin pour deux semaines d’immersion professionnelle au Québec, dans le cadre d’un partenariat inédit entre leur club, France Travail et LADOM, l’Agence pour le déplacement dans l’Outre-mer. Le bilan du séjour, dressé fin juin, s’est révélé très positif selon les participants comme les organisateurs.

Issus des quartiers prioritaires de Quartier d’Orléans, Sandy Ground et Saint-James, les jeunes ont été logés à Québec et accompagnés par Pass 21, une plateforme de formation professionnelle dédiée aux Caribéens francophones. Au programme : découverte de plusieurs filières professionnelles (mécanique, agriculture, restauration, hôtellerie, petite enfance) au sein d’entreprises locales, alternée avec des sorties culturelles. « Ça donne plus de chances aux jeunes de Saint-Martin de se développer, de découvrir des choses, des cultures, le monde professionnel », a résumé l’un des bénéficiaires.

Pour France Travail, ce projet constitue un « groupe test » destiné à évaluer l’intérêt d’un dispositif similaire pour l’ensemble de l’Outre-mer. Le club de boxe, devenu cette année le premier « Club sportif engagé » de Saint-Martin en partenariat avec France Travail, prévoit une nouvelle étape sous la forme d’immersions professionnelles cette fois au sein d’entreprises saint-martinoises.

Source : Journal Le Pélican à Saint-Martin (1er juillet 2026).

4 réflexions sur “Insertion professionnelle : huit jeunes Saint-Martinois en immersion au Québec”

  1. Passer par un club sportif comme vecteur d’insertion professionnelle est une approche originale, qui touche probablement des jeunes moins facilement atteints par les dispositifs classiques de France Travail.

  2. France Travail parle d’un « groupe test » : ce sera intéressant de savoir si ce type de partenariat inter-territorial sera reconduit à plus grande échelle, et avec quels indicateurs de suivi de l’insertion professionnelle des participants.

  3. Le témoignage cité est parlant : au-delà de la formation technique, ce type de mobilité expose les jeunes à un environnement professionnel différent, ce qui compte aussi pour construire un projet professionnel réaliste.

  4. Reste à voir si de tels dispositifs peuvent aussi s’organiser à destination d’entreprises locales, comme l’évoque la fin de l’article : cela permettrait de valoriser l’expérience acquise directement sur le territoire.

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